Santé

Chronique de santé sexuelle..
La bactérie H041 ou « Superbactérie »
La bactérie H041 est une souche de la gonorrhée. On la surnomme « superbactérie » parce qu’elle semble résister aux traitements existants; elle est multirésistante aux antibiotiques.

Découverte en 2011 au Japon, la bactérie H041 aurait été détectée à Hawaï, puis en Californie et en Norvège, ce qui inquiète la communauté médicale en Europe comme aux États-Unis. Cependant, elle ne serait pas, contrairement à ce qui a circulé sur les médias sociaux, plus virulente ni plus facilement transmissible que les autres souches de gonocoques.1

La gonorrhée est habituellement traitée avec des antibiotiques et jusqu’à maintenant, les sciences médicales ont pu adapter les traitements aux mutations de la bactérie qui cause la gonorrhée, ce qui n’est pas le cas avec la H041.

Selon certains spécialistes, si aucune cure n’est trouvée, elle pourrait devenir incurable dès 20152. Les autorités sanitaires américaines ont demandé au Congrès 50 millions $ afin de poursuivre les recherches d’un antibiotique efficace3.

Si certains craignent que cette souche spécifique puisse provoquer une septicémie, c’est-à-dire une infection générale de l’organisme qui pourrait s’avérer mortelle en quelques jours chez les personnes infectées, à ce jour, aucun cas mortel n’a été rapporté.

Depuis quelques années, les infections transmissibles sexuellement (ITS, MTS, IST) sont en recrudescence en raison du relâchement des mesures de prévention, comme le port du condom.

La gonorrhée est la deuxième ITS la plus fréquente en Amérique comme en Europe. Au Québec, il y a eu une augmentation de 57 % des cas entre 2006 et 2010 et de 84 % chez les jeunes de 15 a 24 ans.

La gonorrhée touche davantage les hommes jeunes et se manifeste par une sensation de brûlure au moment d’uriner, un écoulement de pus urétral et des douleurs aux testicules. Chez la femme, les symptômes peuvent se caractériser par des saignements entre les périodes menstruelles ou pendant les relations sexuelles, des relations sexuelles douloureuses, des douleurs abdominales ou des pertes vaginales anormales. Cependant, lorsque la gonorrhée est située au col, à la gorge ou à l’anus, la majorité des gens ont peu ou pas de symptômes, d’où l’importance du dépistage de ces sites lors de la consultation médicale.

La gonorrhée augmente le risque de transmission du VIH et, si elle n’est pas traitée, elle peut causer la stérilité chez l’homme et chez la femme, ainsi que des grossesses ectopiques (extra-utérines).

De manière générale, on recommande l’utilisation du condom lors des relations sexuelles et des dépistages réguliers (au moins une fois par année) pour toute personne ayant une activité sexuelle. Votre médecin peut vous aider à évaluer vos facteurs de risques et déterminer avec vous la fréquence de vos dépistages.

1. « L'hyperbactérie du sexe résistante aux antibiotiques » — nouvelobs.com
2. Cathy Ison, du National Reference Laboratory for Gonorrhoea, Public Health England — http://www.bbc.co.uk
3. "New Sex Superbug In Hawaii: Why Is Gonorrhea H041 Said To Be More Dangerous Than AIDS?" — http://www.isciencetimes.com

Si je consultais en sexologie...
Rôle de la psychothérapeute

Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ 85 % des personnes qui consultent en sexologie ont une bonne santé mentale, mais souhaitent améliorer la qualité de leur vie sexuelle et affective.

Les services en psychologie et en sexologie viennent aider la personne à :

Améliorer sa vie et lui donner un sens;
Favoriser l'estime de soi et valoriser sa personne;
S'accepter et s'apprécier davantage;
Analyser ses rêves pour une meilleure connaissance de soi;
Accepter un diagnostic (herpès, VIH, condylomes, etc.);
Réaliser l'importance de bien prendre son traitement;
Comprendre son comportement sexuel;
S'affranchir de certaines dépendances;
Avoir un suivi médical et psychologique en concomitance, si la personne le désire;
Mieux composer avec une difficulté sexuelle (trouble érectile, trouble du désir, éjaculation prématurée ou retardée, abus sexuel, etc.).
Jeanne Bourdon
Sexologue et psychothérapeute
514 842 8119

Le 01 juin 2013

Vous venez tout juste de recevoir un diagnostic d'ITSS

La réalité de nos jours est que l’activité sexuelle est associée à un risque de contracter une ou des infections transmises sexuellement. Il ne faut donc pas avoir honte de façon démesurée! Les ITS sont très fréquentes.

Le but de notre site internet est de vous renseigner sur les symptômes des ITS les plus fréquentes pour que vous puissiez les reconnaître. Cependant, il est très important de vous rappeler que pour la plupart des ITS, les symptômes ne sont pas toujours présents ou facilement décelables. C’est là que les tests de dépistage pour les ITS jouent un rôle crucial dans la prévention et la prise en charge de votre bien-être sexuel.

Si vous êtes le moindrement inquiet, contactez un professionnel de la Clinique médicale l’Actuel!

Il est important que vous soyez traité le plus rapidement possible en cas d'infection, afin d’empêcher une ITS de s’aggraver ou de se compliquer. Un traitement précoce aide aussi à réduire les risques de transmission – ce qui bénéficie également à la santé publique.

Si vous êtes atteint(e) d’une ITS, il est important d’informer votre (vos) partenaire(s) sexuel(le)s le plus rapidement possible, afin qu’ils(elles) puissent obtenir un traitement précoce et à leur tour informer leurs partenaires. Plusieurs ITS sont asymptomatiques et votre(vos) partenaire(s) peu(ven)t ne pas être au courant de leur état (c'est-à-dire, n’avoir aucun symptôme). Les ITS sont rarement transmises intentionnellement — faites une faveur à votre(vos) partenaire(s) et informez-le(s)!

Le médecin peut vous aider dans une démarche de notification anonyme de vos partenaires. Vous pouvez aussi utiliser le module « Avisez vos partenaires » dans le menu du haut de notre page d’accueil.

Pourquoi les MTS se nomment désormait ITSS ?

Les MTS (maladies transmises sexuellement) se nomment désormais ITSS, infections transmises sexuellement et par le sang. Le terme infection est plus approprié en ce sens où il sous-entend que l'infection peut s'accompagner ou pas de symptômes. En l'absence de symptômes, on parle d'infection asymptomatique. Ce stade est régulier avec plusieurs ITSS. Celles-ci peuvent se transmettre sans symptôme et sans que les personnes infectées n'aient connaissance de leur présence.

Les ITS sont souvent sans symptômes.

Les ITS peuvent représenter une menace pour les personnes actives sexuellement, même après un seul contact. Le foetus peut aussi être à risque. Vous pouvez être infecté sans le savoir.

Les ITSS asymptomatiques sont en grande partie responsables de l'augmentation des cas d'infections. Aussi, dans un effort concerté, nous avons pris l'initiative d'encourager les personnes actives sexuellement à se faire dépister, et à se faire traiter.

C'est dans cet esprit que nous avons créé des cliniques spécialisées de dépistage rapide pour des clientèles à risque élevé. Discutez avec votre médecin de la fréquence de dépistage appropriée à votre situation.

Plus d'info: visitez le site de la clinique actuel:

Chronique de santé sexuelle...

Les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) sont causées par des bactéries ou des virus qui se transmettent lors de contacts sexuels avec une personne infectée. Les ITSS incluent les maladies telles que le VIH (infection par le virus de l’immunodéficience humaine), la chlamydiose, la gonorrhée, l’herpès génital, les verrues génitales et la syphilis.

On peut prévenir les ITSS et la plupart peuvent se guérir, à l’exception des infections virales (c’est-à-dire l’herpès génital, les verrues génitales, les hépatites, l’infection à VIH/sida). Cependant, les ITSS qui ne sont pas traitées immédiatement peuvent progresser vers des complications sérieuses.

Les ITSS peuvent représenter une menace pour les personnes qui sont actives sexuellement, même après un seul contact. Le fœtus aussi peut être à risque! Les ITSS non traitées peuvent mener à des effets indésirables sérieux, incluant :

La stérilité (incapacité d’avoir un enfant);
Des séquelles au cerveau;
Des maladies cardiaques;
Des malformations congénitales (complications à la naissance);
L’augmentation des risques de développer certaines formes de cancer (reliés au VPH);
Le décès.
Vous pouvez être infecté sans le savoir. Si par exemple, votre partenaire sexuel ou encore un représentant du Département de la santé publique vous informe que vous avez été exposé à une ITSS, il est très important que vous soyez examiné, que vous passiez un dépistage et que vous soyez traité immédiatement!

Vous pouvez vous protéger contre les ITSS, incluant le VIH. L’abstinence est le moyen le plus efficace d’éviter une ITSS, mais vous pouvez quand même minimiser vos risques de contracter une ITSS tout en étant actif sexuellement, à condition de suivre les recommandations suivantes :

Établir une relation monogame. Les relations sexuelles sont considérées comme sécuritaires si vous et votre partenaire n’avez aucune infection, n’avez jamais utilisé de drogues injectables, ni n’avez eu de relations sexuelles avec d’autres personnes depuis que vous êtes ensemble. Pensez à passer des tests de dépistage ensemble!
Utiliser une protection — condom masculin, féminin, ou digue dentaire lors de sexe oro-génital, en tout temps avec tous vos partenaires.
Limiter le nombre de vos partenaires. Plus vous avez de partenaires, plus vous augmentez vos risques d’exposition à une ITSS. Rappelez-vous qu’il est impossible de savoir si une personne a une ITSS simplement en la regardant.
Passer des examens de dépistage régulièrement, surtout si vous pensez avoir été exposé-e à une ITSS. Des dépistages réguliers aident à identifier les ITS très tôt, lorsque les traitements sont plus efficaces. Les ITSS sont transmises par un contact avec :
Des liquides biologiques infectés, comme le sang, les sécrétions vaginales ou le sperme;
La peau ou les muqueuses infectées — par exemple, des plaies dans la bouche.
Les activités qui vous exposent à la peau ou à des liquides biologiques infectés incluent :

La pénétration vaginale, anale ou orale sans protection adéquate, comme le condom en latex, la digue dentaire ou les gants en latex. Le sexe anal est particulièrement risqué parce qu’il provoque souvent un saignement;
Avoir une ITSS peut augmenter les risques de contracter le VIH. Certaines ITSS causent des ulcères (petites plaies ouvertes). Ces plaies peuvent agir comme porte d’entrée du VIH dans votre organisme.
Vous ne pouvez pas contracter une ITSS dans les activités non sexuelles de tous les jours, telles que :

Donner du sang;
S’asseoir près d’une personne infectée;
S’asseoir sur un siège de toilette;
Partager des ustensiles;
Toucher à une poignée de porte;
Se baigner dans une piscine publique.
Si vous avez une ITSS, commencez un traitement médical approprié le plus rapidement possible!

Les remèdes maison et les traitements naturopathiques ou homéopathiques ne fonctionnent pas!

Avisez tous vos partenaires susceptibles d’avoir été exposés. Encouragez-les à se faire dépister. Vous et votre partenaire devez être traités en même temps afin d’éviter une réinfection.

Évitez les relations vaginales, anales et orales jusqu’à ce que votre médecin vous donne le feu vert afin de ne pas vous réinfecter ou de propager l’infection à d’autres personnes. Habituellement, cette consigne est en vigueur durant votre traitement, et ce, jusqu’à 7 jours après la fin de vos antibiotiques – votre médecin vous conseillera en conséquence.

Suivez le plan de traitement et prenez la médication au complet, même si vous vous sentez bien. Un examen de contrôle vérifiera si le traitement a été efficace.

Obtenez des conseils si vous êtes inquiet ou perturbé à l’idée d’avoir une ITSS.

Autres mesures de prévention

Ne vous injectez pas de drogues. Le partage d’aiguilles ou de seringues peut vous exposer à du sang contaminé. Ne pas s’injecter de drogues est un élément essentiel dans votre protection contre les ITSS;
Évitez l’alcool et les autres drogues. La baisse d’inhibition associée à cette pratique peut vous rendre plus susceptible de prendre des risques lors des relations sexuelles;
N’utilisez pas de douches vaginales. Vous pouvez propulser des microbes plus loin dans le vagin;
Urinez après une relation sexuelle. Pour les femmes, cette habitude peut réduire les risques de contracter une infection de la vessie appelée « cystite ». Notez bien qu’uriner après une relation sexuelle ne remplace pas la nécessité d’employer une méthode barrière (condom en latex, digue dentaire ou gants de latex).
L’utilisation du condom

Les condoms aident à protéger les deux partenaires contre une ITSS et une grossesse non désirée. Pour utiliser un condom adéquatement, vous aurez besoin :

D’un condom en latex. Le VIH et les autres ITSS peuvent traverser les pores des condoms « naturels » ou en « membranes de mouton »;
D’un lubrifiant soluble à l’eau. Ceci prévient une rupture éventuelle du condom. Ne jamais utiliser des produits qui contiennent de l’huile ou du gras, comme la vaseline ou l’huile à cuisson. Ces produits rendent le latex plus fragile et peuvent favoriser la rupture du condom;
D’un nouveau condom. Utilisez-en un nouveau à chaque fois que vous avez une relation sexuelle, même orale ou anale. Jeter tout « nouveau » condom qui est endommagé, collant ou fragile.
Pour bien utiliser un condom

Mettez le condom avant tout contact sexuel. Appliquez une petite quantité de lubrifiant à l’intérieur de l’extrémité du condom pour augmenter la sensation;
Laissez un peu d’espace au bout du condom pour recueillir le sperme. Assurez-vous de recouvrir le pénis au complet. Il existe différentes tailles de condoms… soyez certain que vous avez la taille qui convient!!;
Enlevez les bulles d’air afin d’éliminer les points de pression sur le condom. L’application de lubrifiant à l’extérieur du condom aidera aussi à améliorer la sensibilité durant la pénétration;
Il est prudent de vérifier l’état du condom durant la relation sexuelle afin de vous assurer qu’il ne s’est pas brisé et qu’il reste bien en place;
Les relations sexuelles prolongées peuvent affaiblir le condom. Si votre endurance est telle que vous pouvez résister plus longtemps que le condom, changez-le au besoin;
Il est important de vous soucier de votre partenaire dans la phase post-coït — retirez-vous immédiatement après l’éjaculation. Retenez le condom par la base afin qu’il ne glisse pas. Un condom resté à l’intérieur du vagin ou du rectum n’est pas très agréable et peut augmenter les risques d’ITSS et de leurs complications;
Disposez du condom de façon appropriée;
N’utilisez pas de condoms qui ont été exposés à une chaleur excessive ou prolongée, au soleil ou au froid – ils peuvent briser plus facilement;
Enfin, vérifiez la date de péremption!