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At 18 I left the south of France, crickets, my childhood to study drama, dance ballet and singing in Torontno. Very quickly, the passion of the scene takes me. I sing in festivals, theaters like the Theatre Tourtour, Officer Jean Favre producing my show at Tourtour and the Avignon Festival. My directory is especially humorous song.

In 2006, I abandoned Paris and Sydney humor and love. Open arms into the unknown, only luggage a guitar and a bag. First meeting: A venomous spider, face-to-face unforgettable leads me to the emergency ...

I sing for major national events, before the Wallabies, the national rugby team, Ooh la la, Prime Minister John Howard, Sydney Film Festival, the French festivals and jazz festivals of international renown, I ride my tribute to Edith Piaf sings the great French and American standards and recorded my first album Love Studio.

In 2013, I decided to leave Australia soon to discover new horizons and return to Paris. I do not know where the wind will take me but I would come to meet Quebecers with my tribute to Edith Piaf and my tribute to Barbara, these two great ladies of the French song.

French
A 18 ans je quitte le sud de la France, les grillons, mon enfance pour étudier l’art dramatique, la danse et le chant à Paris. Très rapidement, la passion de la scène me prend. Je chante dans des festivals, des théâtres comme le Théâtre du Tourtour, direction Jean Favre qui produit mon spectacle au Tourtour et au Festival d’Avignon. Mon répertoire est alors surtout de la chanson humoristique.

En 2006, je délaisse Paris et l’humour pour Sydney et l’amour. Les bras ouverts vers l’inconnu, pour seul bagage une guitare et un sac. Première rencontre: Une araignée venimeuse, face-à-face inoubliable qui me conduit aux urgences…

Je chante pour de grands évènements nationaux, devant les Wallabies, l’équipe nationale de rugby, Ouh la la, le Premier Ministre John Howard, le Film Festival de Sydney, des festivals français ou des festivals de Jazz de renommée internationale, je monte mon Hommage à Édith Piaf, chante les grands standards français et américains et enregistre mon premier album Studio Amour.

En 2013, je décide de quitter l’Australie bientôt pour découvrir de nouveaux horizons ou revenir à Paris. Je ne sais où le vent me portera mais je viendrais à la rencontre des Québécois avec mon hommage à Édith Piaf et mon hommage à Barbara, ces deux grandes dames de la chanson française.

Je suis ouverte à toutes propositions...

J’ai une petite histoire avec le Canada. L’École du Rire du Canada (Just For Laugh) avait monté une École du Rire à Paris et j’étais une des six comédien(ne)s sélectionné(e)s.

E.G.- D’où débute votre amour pour la chanson ?

J’ai toujours été attirée par la musique, j’ai la musique dans la peau, je sais c’est d’un commun pour un chanteur de dire ça mais c’est vrai !

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé la musique. Adolescente, je jouais de la guitare et de l’harmonica, je me souviens même d’un Noël ou j’avais reçu un accordéon. J’en joue maintenant. J’ai étudié le chant à l’école Alice Dona, entre autres, et j’ai été amené à travailler le répertoire français. J’aime la langue française, les mots, les prononcer, les dire donc j’ai naturellement chanté les grands auteurs, Brassens, Brel, Barbara, Ferré et puis sont arrivées des chansons spécialement écrites pour moi.

A Sydney j’ai voulu continuer à chanter français, et comme je chante pour faire plaisir au public avant tout, j’ai commencé à chanter ce qu’il aime et connaît : Édith Piaf, Charles Aznavour…

La chanson française commence à me manquer terriblement et je pense qu’il est temps que je finalise mon projet "Barbara"… que j’avais commencé à monter à Paris avec des musiciens et puis j’ai tout quitté….

J’avais aussi le projet de chanter un spectacle Francis Lemarque et j’étais en contact avec lui mais à son décès je n’ai plus eu le cœur à l’ouvrage.

E.G.- Vous semblez préférer le Jazz, qu’est-ce vous anime dans cette musique ?

C'est vrai que j’aime beaucoup le Jazz vocal, certains chanteurs sont extraordinaires de vérité : Ella Fitzgerald, Nat King Cole, Louis Armstrong, Fats Waller, Nina Simone, Etta James, Billy Holliday, Harry Connick, Diana Krall, Shirley Bassey : la liste est trop longue pour tous les citer… Je n’ai pas de préférence en fait en musique. Mon goût est éclectique, tant qu’il y a de la vérité, de la passion et de l’amour….

Arrivant dans un pays anglophone, j’ai dû m’adapter à la langue du pays et j’ai choisi le Jazz. J’aime les standards de Jazz, même si l’on pourrait me définir surtout comme une chanteuse de cabaret. Ou une chanteuse tout simplement. Une artiste de scène. Le Jazz n’est pas structuré comme la chanson. C’est le principe du Jazz : la liberté. C’est un peu déroutant au début pour un chanteur de variétés mais je me suis adaptée. Cependant je suis une artiste de spectacle, de cabaret. Je ne prends ma dimension réellement que si je peux me concentrer sur ma connexion avec le public et mon interprétation et non pas me demander à quel moment je vais chanter et ce que les musiciens vont jouer, etc.

E.G. – Pourquoi avoir attendu si longtemps pour sortir un premier CD ? Sylvie Boisel

J’ai pensé pendant de nombreuses années que les gens m’appréciaient pour ma personnalité sur scène et sûrement pas pour ma voix. J’ai mis du temps à comprendre et accepter cette phrase: Vous avez une belle voix… Et puis la chanson d’humour c’est mieux sur scène que sur un disque. Cependant j’ai enregistré mon spectacle "s’amusique beaucoup" au Tourtour mais je n’en parle jamais, peut-être est-il temps que je le ressorte des tiroirs. J’ai aussi un titre sur deux compilations : "La Fédération des petites scènes de Paris" et "Le pire Noël" en compagnie d’artistes plus ou moins célèbres, (Renaud, etc…) mais tous talentueux…

E.G. - Que signifie ce mot "amour" pour vous?

L’amour c’est ce que je recherche dans ma vie, le donner, le recevoir, et c’est sur scène que je me sens le plus à l’aise pour communiquer cet amour. La chanson n’est qu’un fil conducteur. En octobre 2012, j’ai aussi dit des textes de Prévert au cabaret Festival de Brisbane et c’était vraiment nourrissant … de connecter avec le public à travers mes premières amours: Dire, se délecter de la poésie de Jacques Prévert !!! . Je me suis aperçue que malgré toutes ces années sans jouer la comédie, je n’avais quand même pas tout perdu. Ça doit être comme la bicyclette… surtout si c’est celle du facteur (Jacques Tati)

E.G.- Vous transportez à Paris avec vous chanson, que représente pour vous Paris ?

Paris représente la ville où j’ai commencé ma vie d’adulte, où j’ai fait mes premiers pas sur scène, où vivent la plupart de mes amis artistes. Avec le recul, je dirais maintenant que c’est aussi une ville où il y a toujours un cabaret, un théâtre pour accueillir un artiste, et toujours de la presse pour le soutenir… à condition qu’il ait du talent bien sûr…..

E.G.- Vous avez préparé ce CD avec des musiciens australiens, parlez-nous de votre rencontre avec eux ?

L’anglais... Comment se faire comprendre. Comment faire comprendre ce que je veux, ce que je ressens… bien sûr je parle anglais mais ce n’est quand même pas toujours facile.

Je suis extrêmement contente d’avoir travaillé avec des musiciens de Jazz si talentueux, certains ont des carrières internationales. Ils ont vraiment donné d’eux-mêmes dans ce projet. Faire de la chanson française n’est pas dans leur culture, leurs gènes mais comme j’ai principalement enregistré ce CD avec mes musiciens de scène, ils connaissaient déjà les chansons.

La gestation a été longue avec certaines complications qui finalement se sont révélé des bénédictions et qui m’ont amenée vers le CD dont je rêvais. Je suis fière de mon bébé…

E.G.- Que souhaitez-vous avec ce premier CD ?

Toucher l’auditeur en plein cœur, envoyer de l’amour, donner du bonheur. Me connecter avec vous tous. Apparemment c’est réussi puisque j’ai des fans de 2 ans à 103 ans.

Sur un plan pratique : trouver une distribution. Je suis en contact avec un distributeur américain mais rien n'est finalisé encore alors je suis ouverte à toute proposition. Et surtout trouver un manager, tourneur ou agent… Je dois me rendre à l’évidence : je ne suis pas bonne à me glorifier et me vendre.

En attendant le preux chevalier ou amazone qui managera ma carrière, je m’occupe moi-même de mon bébé. Voir mon site…

Questions en rafale à partir de vos titres de chansons

E.G.- Amour, vous vivez l’Amour avec un grand A ?

Un A pour « Audience » J’ai refusé jusqu’à présent d’interpréter cette chanson de Barbara : Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous. Je crois que je suis prête…

E.G.- Qu’est-ce qui est si bon pour vous….

Être dans un renouvellement, avoir de nouveaux projets, être toujours passionnée, passionnelle, rencontrer de nouvelles âmes, frissonner de plaisir en vue de mes nouvelles aventures ….

Apprendre ces derniers mois que mon CD est aimé dans différents pays, que le message passe. Réaliser que le théâtre me fait toujours battre mon cœur et que, je peux y revenir, savoir que ma nouvelle destination me donnera plus d’opportunités d’être en scène que celles que j’ai à Sydney……Aimer, encore et toujours…

Savoir que Paris ne m’a pas oublié !

E.G.- La vie en rose, c’est possible de la vivre ?

Pourquoi ne pas vivre la vie en multicolore ? Pourquoi se limiter à une seule couleur Tout est possible à condition qu’on se le permette et qu’on vive dans un pays libre… n’oublions pas notre chance. Je vis ma vie comme un feu d’artifice. Ça brûle parfois mais:

« ….oui ! Regarde-moi !

A chaque fois j'y crois

Et j'y croirai toujours...

Ça sert à ça, l'amour !”

Édith Piaf

E.G.- Faut-il être amoureux pour chanter l’amour ?

Être amoureux, ça je ne sais pas. Et puis l’état amoureux ne dure pas, ce n’est qu’un passage vers l’amour. Mais AIMER, oui. Aimer son public, aimer la vie, aimer un chant d’oiseau, aimer la couleur du vin à travers les rayons du soleil, aimer, AIMER. Comment chanter l’amour si tu ne ressens pas ce sentiment, le public n’est pas fou, il ressent si tu es juste ou non. Si tu es vraie ou non. En tout cas si c’est dans sa langue natale….car dans une langue " exotique " tu peux avoir du succès indépendamment de ton talent…Donc en ce qui me concerne, je trouve la reconnaissance de mon public quand je chante en français pour des français et vice versa pour les anglais.

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Son CD - Amour - Sylvie Boisel - En en vente en ligne chez Itunes et Amazone

Entrevue avec Simon Noel...

SimN.

Le Premier show - Premier CD

Simon Noel, un jeune auteur-interprète fort audacieux.

« Je fais le spectacle et je sors l’album indépendamment, pour financer le studio, pour ensuite aller enregistrer le meilleur de tous les démos que j’ai fait depuis 2009 et envoyer ça partout dans l’espoir de décrocher un contrat de disque! »

Une voix émergente de la scène montréalaise, à découvrir...

Le 12 juin 2013

Simon Noel

E.G.- Simon Noël pouvez-vous nous faire une description de vous pour mieux vous connaître?

SimM.- Humm... Je dirais que je suis un gars haut en couleurs (haha), avec plusieurs facettes. Ultra perfectionniste et soucieux des détails, très sensible à mes heures, toujours intense et passionné des choses et personnes qui m’alimentent en tant qu’être humain. J’ai vécu énormément d’épreuves depuis mon enfance, je viens d’une famille remplie d’amour mais assez dysfonctionnelle et j’ai perdu ma mère alors que je venais d’avoir 18ans. Je pense que ça a fait de moi quelqu’un de très fort et de vulnérable en même temps. Je suis quelqu’un qui a des rêves et des objectifs, et malgré mes moments de doute, j’ai de l’ambition et la détermination pour les réaliser!

E.G.- Vous rêvez d’être chanteur. Le 26 juin prochain vous osez monter sur la scène de la Sala Rossa pour lancer votre carrière. Très audacieux! Pourquoi choisir cette voie plutôt que de chercher la célébrité à travers les différents concours ici et là?

SimM.- Parce que j’aime être en contrôle de ce que je fais ! Haha. Je travaille fort depuis les 3-4 dernières années à m’améliorer artistiquement, autant sur la composition et la structure de mes chansons que vocalement. Je fais le spectacle et je sors l’album indépendamment, pour financer le studio, pour ensuite aller enregistrer le meilleur de tous les démos que j’ai fait depuis 2009 et envoyer ça partout dans l’espoir de décrocher un contrat de disque ! Ça, c’est le plan de Simon Noel! Haha.

Simon Noel

E.G.- Ce spectacle sera l’occasion pour vous de lancer votre premier CD, ‘My Void’, avec votre audace vous ne semblez pas avoir peur du vide?

SimM.- En fait, ce vide c’est mon pire ennemi et mon meilleur ami... Il m’effraie et il m’alimente en même temps. C’est lui qui me permet de composer toutes ces chansons et de pousser mes limites toujours plus loin. C’est en quelque sorte ma propre balance spirituelle (haha), j’aime vivre la vie intensément.

E.G.- ‘My void’, est-ce un CD de chansons originales?

SimM.- Oui ! Toutes les chansons ont été composées par moi. Je ne joue pas d’instrument mais je travaille avec des gens talentueux. Et sur le net c’est super facile de se faire des contacts et de collaborer pour la musique, il suffit de chercher un peu et de croire en son talent. Il a fallu que j’apprenne énormément par moi-même aussi, comment fonctionnent les programmes, etc. Il y a un site internet ou je vais souvent, et ce sont des musiciens surtout qui font des ‘loops’ qu’on peut utiliser ! J’ai bâtit beaucoup de chansons à partir de là. Pour l’instant tout a été enregistré à partir de chez moi ! J’ai une pièce pour ça à la maison, mais c’est certain que ce n’est pas qualité studio ! Mais je pense que je me débrouille très bien en attendant le studio. Simon Noel

E.G.- Comment décrivez-vous l’ambiance de ce CD?

SimM.- RnB, et je dirais que l’album est vraiment thématique. Du début à la fin les chansons forment un ensemble... J’ai environ 25 démos complètement terminées, mais l’album ne contient que 10 chansons ! Je voulais vraiment qu’on puisse passer d’une chanson à l’autre et comprendre les choses que je vis, mon histoire et mes ‘vides’. Il y a des chansons très smooths, plus ‘ballades’, dont une au piano qui s’intitule ‘Dim the lights’ que j’ai écrite vers la fin d’une relation très douloureuse dans laquelle j’ai été pendant quelques années. C’est une chanson très touchante pour moi encore aujourd’hui. Une autre pièce qui me tient beaucoup à cœur : ‘This thing called love’, qui parle un peu de comment j’ai vu l’amour après avoir été blessé. Chanson acoustique, juste moi et un accompagnement de guitare avec un petit côté humoristique durant les refrains ! Il y aussi une influence hip-hop sur quelques chansons, dont celles avec le rappeur montréalais Mindjee avec qui j’ai collaboré sur 2 morceaux ! L’une d’elles : ‘Stars’ est une chanson que j’ai composé en hommage à ma mère qui est décédée en novembre 2003... C’est une préférée de tous. Mindjee a aussi perdu son père, donc c’était une collaboration assez organique.

E.G.- Quelles couleurs souhaitez-vous apporter dans l’univers musical québécois?

SimM.- J’ai l’impression qu’ici au Québec on entend moins parler de chanteurs ‘RnB’ … Il y a beaucoup d’inspiration ‘Pop’ dans ma musique, mais je pense avoir mon style bien a moi. J’espère faire découvrir quelque chose de nouveau aux gens d’ici, et j’espère aussi qu’ils seront réceptifs même si je compose en anglais. Je suis heureux et fier de notre langue française.

E.G- Quels artistes vous influencent le plus? Maria Carey

SimM.- Mariah Carey, une légende, qui compose et produit son propre matériel depuis son premier album en 1990. Elle m’a aidé à traverser des moments sombres de ma vie à travers l’écriture de ses chansons. Michael Jackson, beaucoup des artistes RnB comme The-Dream, Mary J. Blige, Brandy, Monica, Keyshia Cole. J’ai écouté beaucoup de Boyz II Men dans mon adolescence, Janet Jackson, Éric Benet, Alanis Morisette, The Wallflowers, The Cranberries. En ce moment j’adore Janelle Monae.

E.G.- Que nous réservez-vous dans ce spectacle?

SimM.- Du 100% live, haha. Sérieusement, puisque c’est le premier show et que je devais en assumer les coûts (haha), ce sera assez simple et intime comme performance ! Les gens vont pouvoir me découvrir, et apprendre à me connaître. Je jase beaucoup, comme vous avez pu le remarquer! (LOL)

E.G.- Il y aura la participation de Mindjee à votre spectacle. Parlez-nous de cette collaboration? Star de Simon Noel

SimM.- Nous nous sommes connus d'une façon un peu particulière et tout a fait par hasard ! Il savait qui j'étais déjà, on a beaucoup parlé musique et je lui ai demandé s'il aimerait collaborer sur un remix d'une de mes chansons : 'All is black' ! J'ai changé la structure de la chanson, j'ai enlevé mon premier couplet et il a fait un rap... La réception des gens a vraiment été bonne ! Finalement la nouvelle version est devenue la version officielle :) Alors quand j'ai composé la chanson 'Stars', j'avais déjà en tête une nouvelle collabo avec lui ... Et on a fait la 2ème chanson ! Quand j'ai signé pour faire le show, je lui ai demandé s'il avait envie de venir participer, il a accepté sans hésiter ! Il est vraiment talentueux, j'espère qu'il va se faire une place dans le hip-hop québécois!

E.G.- Un mot sur les musiciens qui vous accompagneront sur scène?

SimM.- J'ai 2 choristes ! Dont un qui était déjà un très bon ami a moi ! Et je connaissais déjà le guitariste parce qu'il travaille au même endroit que moi 'dans mon autre vie' haha ! Nous sommes vraiment rendus une petite famille à force de travailler et de répéter ensemble ... Je suis vraiment entouré de gens extraordinaires et talentueux. Je suis content qu'ils fassent partie de ce début de grande aventure avec moi! Je vous aime les gars!

Simon Noel, premier CD, My Void

Son CD sera en vente sur place, le soir du spectable et prochainement sur I tune

Tous les détails en cliquant, ici

Patricia Klimov

Que contiendrait votre bio Patricia Klimov en quelques mots?

Je suis une artiste autodidacte. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dessiné. À la maison, il y avait plein de livres d'art que j'adorais feuilleter. J'ai fait mes premiers pas en tant que peintre à la fin des années 90. Je me suis inscrite à des expos-concours, j'ai participé à des expos collectives et au passage, j'ai récolté quelques prix, ce qui m'a donné une belle tape dans le dos. Par la suite, j'ai réalisé des solos et des duos. Et peu à peu, je me suis fait connaitre. Mais je crois qu’avant tout, je travaille énormément et je ne me satisfais jamais des acquis car je sais qu'il faut toujours chercher à avancer sinon on finit par faire du surplace....

Vous vous souvenez de vos premiers contacts avec une toile?

En fait, je dessinais surtout... mais ado, je me suis acheté une toile cartonnée et avec de la peinture acrylique que mon père avait, car sans être artiste, il s'amusait à peindre quelquefois; j'ai tenté mes premières expériences... pas très concluantes, d'ailleurs! hahaha
Qu'est-ce qui vous anime comme artiste ?

Une grande passion. Le désir et le plaisir de toujours avoir quelque chose à créer, cette petite flamme qui m'incite à rendre réelles toutes ces images qui me bombardent sans cesse l'imagination. Et aussi la réponse du public, savoir que je touche des gens avec mon art me donne une énergie incroyable, un boost de création formidable qui me pousse à toujours essayer d'aller plus loin.

Vous avez d'excellents commentaires sur votre site, on y note que vos œuvres sont expressives et directes... On y parle beaucoup de la beauté, de vos visages qui en marquent plus d’un. Puis un commentaire de votre œuvre “Fashion victime” qui pourrait devenir un emblème pour toutes les femmes. Wow tout un commentaire, ça fait quoi un tel commentaire ?

Avant tout ça fait très plaisir, car je l'avoue, je suis une personne terriblement insécure et lorsque je reçois de tels commentaires, je me sens rassurée... J'ai toujours eu comme principe de ne jamais imposer une vision personnelle sur mes œuvres, mais de laisser au spectateur se faire sa propre interprétation, bien qu'à la base, je part d'une idée. Et ce tableau en particulier représente pour moi la quête de l'image parfaite et irréelle, véhiculée par des images "photoshopées" dans les magazines, cette vision déformée de soi, l'impression d'être obèse dans un corps squelettique en vérité...

La femme est très présente dans vos tableaux, pourquoi?

Je pense avoir une réponse fort simple: parce qu'en étant une, c'est sans doute le sujet que je connais le mieux...

Quelle serait votre définition de la beauté?

Ouf, voilà une question qui est difficile! Principalement parce que la beauté est une notion tellement abstraite, qui change selon la culture, les goûts, et la perception de chacun... La beauté (je parle en terme d'esthétisme visuel, je ne toucherai pas ici la beauté intérieure) est selon moi une harmonie qui fait que le regard trouve plaisant l'image qui lui est envoyée. La beauté physique, souvent le premier élément que l'on voit chez une personne peut être une véritable porte d'entrée, un objet de désir, une arme aussi... parfois dangereuse surtout si elle se retourne contre la personne elle-même... je pense ici par exemple à Nelly Arcan, Marylin et toutes celles qui paient de leur vie une quête illusoire tels les anorexiques...

Un mot sur votre ami qui partage vos passions : G.A. de Homa ?

J'ai la chance inouïe de partager ma passion avec celui qui partage aussi ma vie. Une complicité incroyable nous relie, nous nous encourageons mutuellement, nous créons ensemble. C'est la plus formidable source d'énergie et de motivation qui soit. Chacun à notre façon, nous avons vécu des choses difficiles, différentes, mais si semblables en même temps! Nous avions les mêmes cicatrices, les mêmes blessures alors on se comprend sans avoir besoin d'expliquer... Ensemble, on est motivés comme jamais, les choses bougent, les idées viennent... G.A. a une imagination incroyable, une idée n'en attend pas une autre, son art est ludique et spontané. Moi je suis plus technique, plus sombre aussi dans mes messages, mais notre fusion fait des choses vraiment intéressantes, le tout cimenté par l'amour... c'est fantastique de pouvoir vivre ça...

Puis un autre petit mot sur Alain Beauchemin avec qui vous partagez votre passion pour la musique?

Lorsque nous créons, la musique est toujours omniprésente et très importante... Nous avons pas mal les mêmes goûts musicaux, house, techno, dark techno, minimal... heureusement d'ailleurs, car je ne pourrais créer sur fond de classique ou d'opéra! Au début de notre relation et de nos moments intenses de créations, G.A. avait mis de la musique et je lui disais que c'était vraiment bon... il m'a dit que c'était d'Alain Beauchemin, un DJ local... On a vraiment beaucoup créé avec la musique d'Alain... puis un jour nous avons eu la magnifique surprise de voir qu'Alain avait illustré son podcast avec une de nos œuvres! Et depuis il a souvent récidivé... G.A. a ouvert une page Facebook Pathoma (minimal et podcast) où la musique d'Alain est toujours présentée et je vous suggère d'ailleurs d'aller y faire un tour, car il y a d'excellentes découvertes à y faire.

Question à partir des titres de vos tableaux

L'ensorceleuse“L’ensorceleuse”

Êtes-vous une artiste ensorceleuse, si oui, vous l'assumez?

En fait l'ensorceleuse j'espère que ce n'est pas moi... (Rires) Lorsque je l'ai peint, l'idée m'était venue à la suite de l'histoire du ministre qui s'était fait avoir par une femme chez qui il avait oublié des documents.
L'ensorceleuse, c'est la beauté qui capte au premier coup d'œil (hé oui, encore la beauté...) mais après, on voit des têtes de mort dans les cheveux... La beauté peut être un poison aussi, et mener à la perte ceux qui y succombent sans aller plus loin... Quant à savoir si je suis une artiste ensorceleuse... Hé bien ça dépend si on veut tomber sous mon sortilège, ha haha... Mais je suis une gentille sorcière car jamais je ne voudrais pousser quelqu'un à sa perte, loin de là... J'adore donner un coup de main et je trouve beaucoup plus valorisant de faire du bien que du mal.

Paradis artificiels

“Paradis Artificiels”

Est-ce un espace de création nécessaire ?

Les paradis artificiels, je pense que tout le monde frappe un peu à leur porte, il ne faut pas juger, ni perdre la tête... Ils peuvent être des espaces de créations agréables sans être nécessaires, toutefois car je crois que dès que le mot nécessaire se pointe il y a danger... Je m'explique: dans le tableau, on voit une bouteille, la drogue, le jeu, une femme... qui n'a jamais pris un verre, joué une partie de cartes où faire un tour au casino, consommer quelques drogues pour s'amuser... tant que l'on reste dans le côté récréatif. Je considère que ça reste dans le domaine justement du récréatif, et tant mieux si ça stimule la création... Mais en aucun cas il ne faut que cela devienne une béquille essentielle à la vie où à la création... Jamais! La création vient de notre intérieur et doit être en accord avec son créateur... Tel qui est lui-même...

Hope

“Hope”

Quel est votre plus grand espoir ?

Mon plus grand espoir?

Je sais qu'il est parfaitement utopique, dû à la nature de l'être humain... mais ce serait que le monde soit en paix, que les gens s'acceptent les uns les autres malgré leurs différences et surtout que triomphe la LIBERTÉ!

“Memento”

Quel souvenir de la petite Patricia de 5-6 ans... vous vient en tête ?

Euh... une petite fille plutôt solitaire qui vivait du rejet parce qu'elle portait un nom différent, cherchait à plaire à tous et subissait de la pression du monde adulte... mais s'évadait dans le dessin.

Boulevard of broken dreams

“Boulevard of broken dreams”

Que diriez-vous à un ami qui se retrouve devant un de ses rêves brisés ?

Je lui dirais: tu sais, ton rêve... s'il est brisé, c'est qu'il n'était pas vraiment pour toi.
Ce que tu prenais pour un rêve n'était qu'une illusion...
Ton rêve, si s'en est un vrai, tu vas le vivre et il te portera tout au long de ta vie, même si tu penses parfois qu'il t'a fait faux bond...
Alors ton rêve, trouve-le au fond de toi... il t'attend... il n'attend que de devenir ta réalité.

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